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A contre-courant des sanctions de l’UE :
La Chine investit dans l’énergie en Iran
1er août 2010 – Tournant le dos aux sanctions que l’Union européenne vient de prendre contre l’Iran, la Chine ouvre un nouveau partenariat avec Téhéran, en particulier dans le secteur énergétique, en signant des contrats d’investissement d’une valeur de près de 40 milliards de dollars US.
L’Occident, et avec lui – hélas – une Union européenne vassalisée, a une vision caricaturale de l’Iran. Cette approche réductrice, très influencée par l’Etat d’Israël et sa politique hégémonique au Moyen-Orient, explique pour partie les sanctions prises le 27 juillet par l’Union européenne, qui interdit à compter de cette date tout nouvel investissement, toute assistance technique ou transfert de technologie, en particulier pour le raffinage du brut et la liquéfaction du gaz. Ces mesures de coercition visent à pousser Téhéran à accepter de négocier son programme nucléaire, alors que dans le même temps les crimes commis en Palestine par le seul Etat de la région à posséder l’arme atomique – Israël – restent couverts par un silence complice.
Ces considérations, alliées à la volonté de protéger ses intérêts dans la région, sont sans doute pour beaucoup dans la décision de la Chine de passer outre la politique occidentale envers le régime iranien. Membre du Groupe des Six (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Russie et Chine), le géant asiatique prône une solution diplomatique pour le dossier du nucléaire. Il a passé avec la Russie des accords pour une coopération militaire, politique et économique renforcée et ces deux géants ont opéré un rapprochement dans le cadre de l’Organisation de Coopération de Shangaï (OCS), dont le 5e Sommet, en juin 2006, a été un événement diplomatique majeur pour l’émergence d’un monde multipolaire. L’Iran –de même que l’Inde, le Pakistan et la Mongolie – assistait en observateur à ce 5e Sommet, qui a vu la proposition de former un « Club énergétique de l’OCS », pour contrer les plans nord-américains de domination du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.
La Chine – tout comme la Russie – a déjà des intérêts économiques considérables en Iran. Pour la Chine, les contrats à long terme déjà signés se chiffrent à quelque cent milliards de dollars pour la livraison de gaz naturel et de pétrole. Les accords qui viennent d’être passés entre Pékin et Téhéran portent sur des investissements chinois (publics) de près de 40 milliards de dollars (US) dans les secteurs pétroliers et gaziers, et comportent notamment la construction d’usines pétrochimiques et de raffineries. Des privés chinois ont eux aussi passé des contrats, notamment pour la construction d’une autoroute reliant Téhéran à la mer Caspienne.
A l'initiative d'entrepreneurs français :
Une “Euroville” à Pékin
27 juillet 2010 – Après des mois de travail, la Jeune Chambre Economique des Français de Pékin va inaugurer un Centre d'affaire européen. Le principe : regrouper les bureaux de plusieurs dizaines d'entreprises pour profiter d'économies d'échelle, et créer de la synergie.
Le projet était dans les cartons depuis 18 mois, mais cette fois ça y est : le Centre d'Affaire Européen ouvrira bien ses portes en septembre prochain, dans un immeuble du quartier de Sanlitun.
Venant de plusieurs pays européens, les entreprises qui se sont engagées sur le projet verront leurs bureaux transférés dans cet immeuble moderne après les vacances d'été. Deux Chambres de commerce ont déjà annoncé qu'elles suivront le mouvement, alors que d'autres y réfléchissent. Tout ce petit monde sera donc réuni à partir de septembre dans un seul endroit, sur trois étages du building.
L'objectif principal du projet est de mettre en commun les compétences, les réseaux et l'enthousiasme des différents entrepreneurs, en facilitant le contact entre tous ces acteurs.
« Nous sommes les meilleurs ambassadeurs les uns des autres, et cela nous permettra d'être toujours au courant de nos activités réciproques » explique Alexandre Levy, Directeur de ChinExpansion, une entreprise d'Ingénierie spécialisée dans les énergies renouvelables.
Très investi, le jeune homme passe depuis quelques mois une bonne partie de son temps à développer bénévolement le projet en compagnie d'autres membres de la Jeune Chambre Economique des Français de Pékin. « Il y a un aspect social, on crée ensemble un environnement qui nous plaît », ajoute-t-il. Pour Euryale Chatelard, chef de projet à Them.pro, une entreprise de développement web et de marketing, le centre sera l'occasion de disposer d'un atout et d'une synergie entre les entreprises présentes.
Un projet original
« Cela va permettre d'être en adéquation entre nous, et de développer la coopération », assure-t-elle. « On pourra partager les ressources et on sera
avantagés car il y aura en même temps clients et fournisseurs sur place ». Toutes sortes d'entreprises seront représentées dans le centre d'affaire. Des TPME, mais aussi des plus importantes, agissant dans des secteurs aussi variés que l'industrie, le conseil, l'éducation. « Les seuls critères sont d'avoir un fort lien avec l'Europe ou d'avoir au moins l'un des directeurs qui soit européen », précise Alexandre Levy.
L'autre avantage de ce regroupement est en effet les différentes économies d'échelle qui seront réalisées, sur le loyer, les fournitures et autres dépenses qui pourront être mises en commun. Ce sont donc au moins vingt entreprises qui s'installeront dans des bureaux qu'elles auront elles-mêmes agencé et dont elles auront choisi la taille. Une dizaine d'autres s'engageront bientôt, et la JCEF recherche encore d'autres volontaires pour participer à l'aventure.
Le projet est original, et n'existe nul part ailleurs. « Plus on travaille dessus, plus je comprends pourquoi il n'y a pas de précédents, plaisante Alexandre Levy. Car cela nous prend tellement de temps que si nous ne faisions pas ça bénévolement, cela aurait coûté cher à mettre en place ! »
Source : Aujourd'hui la Chine, le 24 juillet 2010
Pour contacter les organisateurs du Centre d'Affaires Européen :
Les méfaits des banques
Lu sur le site du SEIU (un puissant syndicat nord-américain des employées du secteur tertiaire), sur la cupidité du secteur bancaire :
« Le mal que les géants* de Wall Street ont fait en seulement une année dépasse la compréhension, comme le montrent les chiffres qui suivent :
– Le secteur financier a pris 4.700 milliards de dollars aux contribuables l’année dernière.
– La crise économique causée par le système bancaire a coûté aux familles américaines 11.000 milliards de dollars en argent – presque 18% de notre valeur nette.
– La crise n’est pas encore surmontée, que les banques sont déjà revenues à leurs vieilles habitudes : réservant plus de 140 milliards de dollars de gains, sur la seule année 2009.
– Les banquiers continuent de maltraiter leurs clients par les frais bancaires. Les seuls frais de découverts devaient coûter aux Américains, en 2009, plus de 38 milliards de dollars (soit 125 $ pour chaque homme, femme et enfant des Etats-Unis). »
* Un renvoi est fait en particulier à la Bank of America, le Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Wells Fargo
Le coût des guerres américaines
28 juin 2010 – Il est aujourd’hui connu, notamment au travers des travaux de l’économiste britannique Antony Cyril Sutton que « sans le capital de Wall Street il n’y aurait eu ni IG Farben, ni Adolf Hitler, ni Seconde Guerre mondiale »… ni quantité d’autres conflits, guerres et même révolutions… qui n’ont eu d’autre but, du point de vue de la finance, qu’alimenter les affaires des marchands de canons, tout en ouvrant au Capital les portes de nouveaux marchés.
Même les guerres doivent être rentables, puisqu’elles coûtent. En ne comptant que ce qu’elles ont coûté aux contribuables américains – et c’est loin d’être le coût global – voici le décompte fait par un article récent sur Agoravox : 533 milliards de dollars (en valeur US$ 2005) pour les opérations menées au Vietnam entre 1963 et 1974 (durée officieuse) ; 61,1 milliards de dollars dans la première guerre à l’Irak (remboursés à 70% par la Coalition internationale) ; 3 000 milliards de dollars pour la seconde guerre d’Irak…et ses conséquences sur dix ans, selon Joseph Stiglitz ; 274 milliards de $ dans la guerre d’Afghanistan entre octobre 2001 et fin 2008 : presque l’équivalent de la dette extérieure du Brésil, et la moitié de son PIB.
Et ces milliers de milliards de dollars (près de 4 000 milliards) ne sont qu’une petite partie de ce qui a été réellement dépensé en conflits divers depuis cinquante ans. Il faut y ajouter le coût de toutes les interventions armées, expéditions punitives et bombardements opérés sur la même période en Amérique centrale et du Sud (Guatemala, Panama, République dominicaine, Pérou, Chili, Salvador, Nicaragua, Grenade, Haïti), en Asie (Laos et Cambodge, Philippines, opération Cyclone d’Afghanistan…), dans la guerre européenne consécutive à l’éclatement de la Yougoslavie (bombardements au Kosovo), et en Afrique (Lybie, Somalie, Soudan).
Pour faire bon poids, n’omettons pas les liens existant entre le 11/09/2001 et la finance internationale. La 3e tour effondrée à New-York, la WTC7, abritait Citygroup, la plus grosse entreprise financière mondiale d’après Forbes (2 200 milliards de dollars en 2007), une Agence du Département du Trésor américain et la Securities and Exchange Commission (SEC), l’organe américain chargé de la réglementation et du contrôle des marchés financiers : ses archives d’affaires financières telles que Enron et Worldcom ont été englouties dans les décombres.
Pour comprendre le rôle des guerres dans la géopolitique du gouvernement nord-américain, un document écrit en septembre 2000, le New American Century, donne la vision du monde des néo-conservateurs américains et leurs priorités : “ Reconstruire les défenses de l’Amérique – Réorganiser les forces armées américaines ”. Ce document met la guerre au cœur de la politique étrangère américaine. Et on ne peut pas dire que l’élection de Barack Obama ait apporté un changement majeur et ferme en ce domaine.
D’un autre côté, si le désastre du 11/9 a permis aux Américains de continuer à financer leurs guerres partout, il a aussi rendu les liens entre les complexes militaro-industriels et la finance plus apparents et évidents que jamais pour une large partie de l’opinion mondiale, qu’il sera plus difficile de berner à l’avenir. La question reste : comment mettre fin à tout ce gaspillage et son cortège de misères ?
Pendant ce temps, entre 875 et 900 millions de personnes vivant dans les pays en développement continuent à souffrir de la faim. Pendant ce temps, les services de la dette dans ces pays en développement continuent à financer les couches dirigeantes des pays nantis à un niveau dix fois supérieur à ce que les pays du Nord apportent comme “ aide au développement ” à ceux du Sud.
Il n’y a pas d’autre façon de dire la volonté des peuples, que de s’unir pour faire barrage aux fauteurs de guerres et à tous leurs alliés. Tous ceux qui protègent la finance – et le gouvernement actuel est à ranger dans ce lot – nous préparent en réalité un avenir à feu et à sang. A refuser de toutes nos forces plurielles.
19e session du Parlement paritaire ACP-UE
Les RUP et l’océan Indien : quelle place dans la stratégie régionale de l’Europe ?
Avril 2010 – La 19e Assemblée paritaire parlementaire ACP/UE s’est tenue du 29 mars au 1er avril à Tenerife (Canaries), précédée des réunions des commissions permanentes et du Bureau, les 27 et 28 mars.
Elie Hoarau, 2e vice-président de l’APP-ACP/UE y a défendu des dossiers portant sur le développement des Régions Ultrapériphériques (RUP) et de plusieurs pays ACP.
L’Assemblée parlementaire paritaire (APP) est l’une des trois institutions des Accords de Cotonou, avec le Conseil des Ministres (105 membres) et le Comité des Ambassadeurs (ACP-UE). Elle réunit deux fois par an 78 députés européens et 78 députés nationaux des pays d’Afrique, de la Caraïbe et du Pacifique (ACP). Elle est co-présidée par un député ACP et un député européen – actuellement le Zambien Charles Milupi et Louis Michel, de Belgique – et son Bureau se compose, outre les deux présidents, de douze vice-présidents – dont Elie Hoarau, qui est également membre de la commission du Développement économique, des Finances et du Commerce.
Cette dernière commission, réunie le 27 mars, a adopté plusieurs rapports : sur l’impact financier et économique du changement climatique dans les pays ACP (voir encadré) et sur l’impact de la crise financière sur les Etats ACP. Elie Hoarau y a présenté également les Conclusions qu’il préparait avec Waven William, représentant des Seychelles, sur la Stratégie régionale et le programme indicatif régional (PIR) de l’Union européenne pour la période 2008-2013 (10e FED) pour l’Afrique australe, l’Afrique de l’Est et l’Océan Indien. Ce rapport examine les problématiques de développement des RUP et propose un élargissement de leurs relations avec les pays environnants, qui sont souvent des pays ACP.
Le 10e Fonds européen de Développement (FED) réunit 845 millions d’euros pour soutenir pendant six ans l’intégration économique des pays de la région de l’Afrique de l’Est et de l’océan Indien. Il a donné lieu à un premier accord signé à Nairobi le 15 mars dernier, entre l’Union européenne, l’Organisation Intergouvernementale de développement (OID), le Marché commun de l‘Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de l’océan Indien.
Plus de volontarisme et d’innovation
Lors de la discussion sur le projet de rapport concernant l’impact financier et économique du changement climatique dans les pays ACP, le député de La Réunion Elie Hoarau a déposé onze des quarante-huit (48) amendements qui ont modifié le texte. Les principaux en sont l’amendement 17, l’amendement 21 et l’amendement 26, dont les textes suivent.
Amdt 17 (considérant H) : «H. considérant que les acteurs économiques qui défendent ardemment leurs seuls intérêts, aux dépens du climat planétaire, de l’environnement local, des habitats et du bien-être social, sont rarement tenus responsables des dégâts qu’ils provoquent, et qu’il devrait de ce fait exister un tribunal international condamnant sévèrement les agissements néfastes de ces acteurs,»
Amdt 21 (§ 2): « 2. reconnaît qu’il est urgent de mettre en œuvre des efforts considérables au niveau mondial, et plus particulièrement dans les pays les plus industrialisés et développés, pour limiter le réchauffement de la planète par des politiques coordonnées, convergentes, ambitieuses et volontaristes ;»
Amdt 26 (§4 nouveau) : 4 bis. demande à l’UE et aux pays ACP de mettre en œuvre conjointement et à l’UE de financer à grande échelle un vaste programme publique de recherche, impliquant des entreprises innovantes ainsi que des centres de recherches spécialisés pour développer de nouvelles technologies performantes pour exploiter les sources d’énergies renouvelables d’autres sources d’énergie propre dont les brevets et les procédés de fabrication serait accessible sans frais tant pour les entrepreneurs et les entreprises publiques de l’UE et des ACP;
A l’inverse des deux derniers, l’amendement 17 n’a pas été retenu. Il visait à faire appuyer les instances juridictionnelles nationales – dans leurs poursuites des auteurs de pratiques de pollution ou de prédation de l’environnement – par une instance internationale.
Afrique-Caraïbes-Pacifique :
800 millions d’habitants
Les ACP se sont constitués en Groupe depuis 1975 (accords de Georgetown), pour signer avec l’Europe les accords de Lomé. Les ACP comptent aujourd’hui 79 états membres – 48 pays d’Afrique sub-saharienne, 16 pays de la Caraïbe et 15 du Pacifique – tous, à l’exception de Cuba, signataires depuis 2000 de l’Accord de Cotonou qui les lie à l’Union européenne. Les 79 pays regroupés dans les ACP occupent moins de 5% de la surface habitable de la planète et totalisent plus de 800 millions d’habitants – soit plus de 12% des 6 milliards et demi d’humains.
L’Assemblée paritaire parlementaire ACP-UE a été créée en 2000 (article 17 des Accords de Cotonou) alors que l’Europe comptait 15 membres. Elle réunit les représentants du Parlement européen et ceux des pays ACP – dont les parlements africains constituent plus de 60% – liés par les accords de Cotonou qui devaient expirer en décembre 2007 pour laisser place aux Accords de partenariats économiques régionaux (APER), dont les pays ACP n’ont cessé depuis de dénoncer le caractère dangereux pour leurs économies fragiles.
Tout marériau jugé intéressant peut être repris, avec la mention du site d'origine et un lien actif vers celui-ci: http://www.liberasyon.re création du site: web-el-design
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