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Phytochimiste et
chercheuse de l’université des Comores
Un prix international de recherche scientifique
5 mars 2010 – Djoudi Roukia, docteure en phytochimie, poursuit ses recherches à Perpignan. Mercredi,
elle sera la première Comorienne distinguée d’une bourse de recherche par la
Fondation l'Oréal et l'Unesco.
Le 10 mars, Djoudi Roukia, 35 ans, recevra au siège de l'Unesco à Paris, une
bourse de 40.000 dollars (environ 30.000 euros) afin de poursuivre ses
recherches. A première vue, l'histoire ressemble à un conte de fées. Elle est
en réalité le résultat de longues années d'études et de travail. Née aux
Comores, elle est la dernière fille d'une famille musulmane de 6 enfants. « C'est
peut-être pour cela que j'ai pu faire des études. Mes sœurs ne sont même pas
allées au lycée. Ma mère m'a poussée à continuer » , raconte-t-elle timidement mais
avec un grand sourire. Elle arrive en France en 2003, avec en poche un DEA
obtenu à Madagascar.
Elle s'inscrit d'abord à l'université de Lyon où
elle a brillamment soutenu, l'an dernier, sa thèse sur une plante médicinale
endémique de l'île malgache, scientifiquement nommée radamaea montana. « A Madagascar, on utilise les feuilles de cette plante pour
guérir la toux chez les enfants ; les racines et les graines sont utilisées en
cosmétologie. Les femmes s'en font des masques du visage parce qu'elle
éclaircit et rajeunit la peau grâce aux antioxydants qu'elle contient » , explique la jeune chercheuse. Mais surtout, Djoudi Roukia a découvert une
nouvelle molécule, « de la même famille que les bêta carotènes » , pour laquelle
elle a d'ores et déjà déposé un brevet.
Du végétal aux organismes
marins
Thésarde donc, elle arrive à Perpignan en décembre dernier pour y effectuer
un stage de post-doctorante au laboratoire de chimie,
de biomolécules et de l'environnement de l'UPVD. Sa recherche pendant les deux
ans à venir, va se porter sur les biomolécules marines d'intérêt biologique de
l'archipel des Comores. « Je suis la
seule chercheuse sur cette thématique » se réjouit-elle. Objectif :
une meilleure connaissance des organismes marins de l'espace côtier comorien
pour ce qui est de la recherche fondamentale ; une valorisation de la
biodiversité marine et la préservation des espèces menacées aux Comores, côté
recherche appliquée.
En juin 2009, elle a déposé à Moroni, capitale des Comores, un dossier de
demande de bourse d'études auprès de la fondation l'Oréal et de l'Unesco. Et en
septembre, elle a eu la grande joie d'apprendre qu'elle était l'une des 15
chercheuses retenues à travers le monde. Et d'être, fierté supplémentaire, la
première chercheuse comorienne dont le dossier est sélectionnée.
Isabelle Goupil
Source : Indépendant.com,1er mars 2010
« PERPIGNAN 40 .000 dollars pour une chercheuse
de l'université - cité par
Halidi-blog-Comores.
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