| forum |
Brigades internationales, 1936-1939
L’histoire d’une fraternité
30 juillet 2009 – Saint-Denis de La Réunion. Espagne, août 1939. Sept mois après la prise de Barcelone par l’armée franquiste, cinq mois après la bataille de Madrid remportée elle aussi par les “nationalistes félons” – ils s’étaient soulevés trois ans plus tôt contre le pouvoir républicain élu par le peuple en 1931 –, ces défaites sonnent le glas des espoirs républicains et des Brigades internationales (BI) constituées pour leur venir en appui.
Dans les faits, les Brigades internationales s’étaient retirées d’Espagne depuis octobre 1938, la Despedida de Barcelone symbolisant les adieux déchirants des civils anti-fascistes à l’Espagne et à la liberté. Mais beaucoup restèrent sur place, même après le discours de Negrin demandant leur retrait devant la Société des Nations (SDN), et refluèrent vers la France en 39 au milieu des 300.000 réfugiés espagnols. Ils seront emprisonnés dans des camps, à leur retour en France (forteresse de Haut Vernet) et certains s’engagèrent pendant la guerre contre l’occupant nazi, dans les FTP-MOI.
L’histoire des Brigades internationales est celle d’une solidarité de volontaires civils, la plupart ouvriers, venus de partout : de France bien sûr (Brigade La Marseillaise), le pays frontalier dont le gouvernement (Edouard Daladier) hésitait à s’engager ouvertement, tout en laissant sa frontière ouverte, et avait envoyé en mars 1939 un certain maréchal Pétain en ambassade à Madrid.
Naissance du photojournalisme
Les “Brigadistes” étaient venus de toute l’Europe continentale depuis juillet 1936 – Allemands de la Brigade Thaelman, Hongrois comme Paul Lukacs, Polonais (brigade Dombrowski), Soviétiques comme Manfred Stern, Yougoslaves comme Wladimir Copic, Italiens de la brigade Garibaldi…– mais aussi Anglais et Américains de la Brigade Abraham Lincoln, Cubains et Africains.
Beaucoup, devant une situation militaire désespérée, ont pris les armes, mais beaucoup se sont impliqués dans l’appui logistique ou encore dans la couverture photographique et médiatique d’une guerre atroce, laissant de très nombreux et précieux documents (lettres, clichés et photos).
Parmi les premiers reporters de photojournalisme figuraient Robert Capa – un Américain d’origine hongroise (Andrei Friedmann de son vrai nom), fondateur de l’agence Magnum –, David Seymour dit “Chim”, Kati Horna, une anarchiste hongroise dont près de 300 négatifs sont conservés à Salamanque. Le Hongrois Dezvo Revai, connu en Espagne sous le nom de Turai, était l’un des photographes officiels des BI. Gerda Taro, photographe allemande de 26 ans, est morte écrasée par un char républicain, alors qu’elle mettait en œuvre le conseil donné à tous par son compagnon, Robert Capa : “si ta photo est mauvaise, c’est que tu n’étais pas assez près”.
Près de 35.000 Volontaires étrangers se sont engagés en Espagne, par les circuits de l’internationale communiste et du Komintern, arrivés en masse à Albacete (Castille-La Manche). Beaucoup sont enterrés en Espagne. Ils avaient pour cri de ralliement ¡No pasarán ! le slogan lancé par la dirigeante communiste espagnole Dolorès Ibarruri (la Pasionaria), le 19 juillet 1936 depuis le balcon du ministère de l’Intérieur à Madrid.
Les fascistes sont passés, mais les résistants ont écrit une des plus belles pages de fraternité humaine jamais laissée en exemple aux générations futures.

C’est une des plus célèbres photos de Robert Capa : la mort du soldat Federico Borrell García, le 5 septembre 1936 à Cerro Muriano, à 12 km au nord de Córdoba.
Tout marériau jugé intéressant peut être repris, avec la mention du site d'origine et un lien actif vers celui-ci: http://www.liberasyon.re création du site: web-el-design
|
| Recherche sur le site
par mot clé: |
||
Contact:mail direct: retrouvez nous également sur notre page Face Book:lire en liberté recommander le site sur Face Book Pour être tenu au courant des nouveaux articles publiés, vous pouvez inscrire ci-dessous votre adresse mail: |
||