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Nouvel Ordre Mondial

Le pouvoir derrière le pouvoir

2 juin 2010 – Une plaisanterie de Latinos (Sud-Américains) dit ceci :

« – Quelle est la capitale d’Amérique où il ne peut jamais y avoir de coup d’Etat ?

    – Réponse : « Washington, parce que c’est la seule capitale du continent où il n’y a pas d’ambassade des Etats-Unis pour l’organiser ! » (Même à La Havane, une Section des intérêts états-uniens fonctionne). 

Un grand journaliste vénézuélien, Ernesto Villegas Poljak, explique cependant que la réalité des jeux de pouvoirs aux Etats-Unis, dans le contexte de crise sans précédent du capitalisme et de la mondialisation des enjeux, a dépassé le stade de la plaisanterie. Cette réalité du pouvoir est, selon lui, celle d’une prise de contrôle du pouvoir politique par l’armée américaine, sur fond de bourbier irakien. Le “putsch” – bien entendu étouffé au sommet du pouvoir – se serait matérialisé, en décembre 2006, par le remplacement au Pentagone de Donald Rumsfeld – l’homme de Bush et des mercenaires – par Robert Gates, ancien directeur de la CIA, membre du parti républicain et homme fort de la caste des militaires, qui ont vu dans la « privatisation » de la guerre prônée par Bush et Rumsfeld, la disparition à termes de l’armée de métier.

Ernesto Villegas Poljak a fait part de sa « stupéfaction » devant l’annonce faite par Barack Obama le 1er décembre 2008 – à peine un mois après son élection et donc, avant son investiture – qu’il maintiendrait Robert Gates un an de plus au Secrétariat à la Défense. Cette décision pointe, selon lui, un accord passé entre l’ancien président et son successeur à la Maison-Blanche sur la place et le rôle dévolus à « l’homme fort » de l’armée américaine : désignant ce dernier comme « administrateur » – ce qui en fait le troisième homme dans la ligne de succession du pouvoir. « Robert Gates est le seul membre du cabinet qui n’a pas assisté à la prestation de serment de Barack Obama, à Washington, le 20 janvier 2009 » rappelle Ernesto Villegas Poljak.

Et le journaliste vénézuélien d’ajouter, dans la série de ses découvertes stupéfiantes : « “Si l’on tue le président Obama et le vice-président Biden, Robert Gates assumera le pouvoir” ont indiqué les agences de presse comme s’il s’agissait d’un détail anodin, habituel lors d’une passation de pouvoir à Washington ». « Obama est-il un président prisonnier de Robert Gates et de ses généraux ? Ont-ils déjà préparé son cercueil ? Ou devra-t-il leur obéir pour sauver sa peau ?… »

Cité par Mecanopolis : www.mecanopolis.org/?p=3574&cpage=1

 

 

 

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